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BAROMÈTRE. Alors que la crise d'Ormuz continue de perturber une partie du trafic mondial, les compagnies maritimes affrontent un début d'année sous pression, avec des coûts en hausse et des taux de fret stagnants. Le spectre de la surcapacité plane toujours.
La situation dans le Golfe Persique
Blocus iranien contre blocus américain : la situation s’enlise au Moyen-Orient, au fil des surenchères et des signaux (faibles) de détente. La confusion prédomine, alors que plus de 10 000 marins et environ 600 navires, dont une centaine de porte-conteneurs, sont toujours bloqués en attente d’une solution.
Un blocus à géométrie variable
Du côté des États-Unis, le blocus reste ciblé, et l’engagement dans le cœur de la zone du détroit plutôt timide. Selon les décomptes de certains experts, il y a aujourd’hui plus de navires qui entrent dans le Golfe Persique que de navires qui en sortent, ce qui est un paradoxe dans une situation dite de double blocus. L’Iran parvient toujours, certes en mode dégradé, à faire sortir des navires via les eaux territoriales iraniennes et pakistanaises.
Dans le secteur du transport maritime conteneurisé, en revanche, les mouvements via le détroit sont quasiment inexistants, les routes terrestres de substitution ayant pris le relai.
- Un péage illégal…mais accepté
Profitant de cette confusion, l’Iran avance ses pions. La création d’un nouvel organisme en...
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Jérôme de Ricqlès
Expert transport maritime
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