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BAROMÈTRE. La crise du détroit d’Ormuz frappe de plein fouet l’économie maritime planétaire. Après un moment de sidération, la chaîne logistique maritime tente de s’adapter.
L’opération militaire lancée par les États-Unis et Israël le 28 février dernier n’a rien de la « petite excursion » évoquée par le président Donald Trump. Les Gardiens de la Révolution iraniens ont d’abord riposté en ordonnant aux navires commerciaux de cesser d’emprunter le détroit d’Ormuz. Ils ont ensuite commencé à mener des attaques dans les pays voisins, ciblant des intérêts américains et certaines infrastructures stratégiques. Cette extension du conflit à l’ensemble de la région produit des effets à l’échelle mondiale, et dans de nombreux secteurs d’activité, car elle engendre un renchérissement des prix de l’énergie et des pénuries de certaines marchandises.
Un trafic maritime pas tout à fait à l’arrêt
Le détroit d’Ormuz a beau être un « point chaud » identifié de longue date dans l’histoire maritime, son quasi-blocage entraîne en effet une déstabilisation profonde de l’économie. Les marchés de l’énergie sont les plus touchés, comme cela avait été le cas lors de la guerre dite « des pétroliers », entre 1984 et 1988, lors du conflit Iran-Irak. Durant cette longue période, plus de 400 tankers avaient subi des attaques diverses.
Dans le conflit actuel, les lignes sont plus floues. Les capacités...
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Jérôme de Ricqlès
Expert transport maritime